Mission. Insertion (Philippe Labbe Weblog. II)

Quand on parle de lutte contre les discriminations et quand elle est institutionnalisée… (Rbeaune)

28 Février 2012, 13:44pm

Publié par mission

Les programmes d’accompagnement des Missions locales s’appuient sur le niveau de diplôme :

 

-  La durée de celui-ci dans le cadre de CIVIS peut passer de deux à dix ans… selon que l’on soit diplômé ou non…

-  L’entrée dans le dispositif d’accompagnement des Missions locales mis en oeuvre dans le cadre de l’Accord national interprofessionnel d’avril 2011 stipule l’absence de diplôme.

 

Mais que constate-t-on ?

 

Selon les données fournies par la DARES, 515 000 jeunes ont été accueillis en premier accueil en 2010 avec 51% de jeunes femmes… donc une quasi-égalité au départ…

 

Mais 46% des jeunes hommes ont un niveau VI ou V bis ou V sans diplôme  contre seulement 34% pour les jeunes femmes… et donc peuvent bénéficier de la totalité des programmes d’accompagnement…

 

Le diplôme devient un facteur discriminant en termes d’accompagnement, sans pour être autant un élément facilitateur pour accéder à l’emploi  car il est jugé insuffisant pour entrer sur le marché du travail…

 

Ainsi, les familles ont-elles tendance à plus pousser les jeunes femmes à acquérir un premier niveau de diplôme sans pour autant que cela soit une clé d’entrée à l’emploi et en ne leur permettant pas après de bénéficier d’un accompagnement adapté…

 

C’est en quelque sorte une double peine qu’il convient de dénoncer…

 

 

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Cftc InsertionPour info !l L' égalité f/h au sein des missions locales-Paio n'est pas déjà une réalité !!!

Le syndicat employeur et le synami CFDT n'ont pas jugé utile et nécessaire d'inclure la circulaire qui fait suite à la loi n°2006-340 du 23 mars 2006 relative à l'égalité salariale entre les femmes et les hommes, mais aussi la circulaire du 19 avril 2007 (publiée au JO le 17 avril 2007) émanant des services SDFE/DGT/DGEFP qui instaure ce principe de rattrapage salarial et enfin l'article L 1225-26 du Code du travail marque ce principe de façon légale. Car +70% des jeunes qui sont accompagnés le sont par des femmes et elles subissent encore et toujours de la discrimination dès l'embauche mais aussi pendant leur parcours professionnel ,sans parler de la discrimination qui est faite à l'embauche dans les métiers de l'insertion...
Il est juste de parler de cette jeunesse à qui on demande de coller à des critères de statistiques que l’État et les collectivités imposent avant même leurs arrivées sur le monde du travail mais il serait peu être judicieux de faire un vrai travail en amont pour qu'il y ait une vraie corrélation entre les besoins et l'insertion des jeunes dans le monde du travail.
Bien cordialement
PA

 

Léa (19/07/2012) - La question qui revenait fréquemment lors des entretiens d'embauche était : vous êtes en couple ? Et vous avez des enfants ? Comme si le niveau de mes études devenait pratiquement inutile. Une femme n'a-t-elle pas le droit d'être intelligente et d'avoir fait de longues études ? Ou bien la voit-on toujours comme une "machine de reproduction" ? Messieurs les DRH, intéressez-vous un peu plus aux compétences.

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Lea 19/07/2012 12:15

La question qui revenait fréquemment lors des entretiens d'embauche était : vous êtes en couple ? Et vous avez des enfants ? Comme si le niveau de mes études devenait pratiquement inutile. Une
femme n'a-t-elle pas le droit d'être intelligente et d'avoir fait de longues études ? Ou bien la voit-on toujours comme une "machine de reproduction" ? Messieurs les DRH, intéressez-vous un peu
plus aux compétences.

cftc insertion 07/03/2012 09:09

Pour info!la égalité f/h au sein des missions locales-Paio n'est déjà une réalité!!!
Le syndicat employeur et le synami CFDT non pas jugeaient utile et nécessaire d'inclure la circulaire qui fait suite à la loi n°2006-340 du 23 mars 2006 relative à l'égalité salariale entre les
femmes et les hommes, mais aussi la circulaire du 19 avril 2007 (publiée au JO le 17 avril 2007) émanant des services SDFE/DGT/DGEFP) qui instaure ce principe de rattrapage salarial et enfin
l'article L 1225-26 du Code du travail marque ce principe de façon légale. Car +70% des jeunes qui sont accompagnés le son par des femmes et elles subissent encore et toujours de la discrimination
dès l'embauche mais aussi pendant leur parcours professionnelle ,sans parler de la discrimination qui est faite à l'embauche dans les métiers de l'insertion...
Il est juste de parler de cette jeunesse à qui on demande de coller à des critères de statistique que l’État et les collectivité imposent avant même leurs arriver sur le monde du travail mais il
serait peu être judicieux de faire un vrai travail en amont pour qu'il y est une vraie corrélation entre les besoins et l'insertion des jeunes dans le monde du travail.
bien cordialement
pa