Mission. Insertion (Philippe Labbe Weblog. II)

Vacances en août, chômage en septembre. Proverbe. (Philippe LABBE)

13 Juillet 2012, 10:57am

Publié par mission

C’est dans Le Monde daté du 13 juillet 2012 et c’est titré : « PSA défend sa stratégie et organise des CE sur ses sites » Juste le début de l’article… 

 

Après le choc de l'annonce de 8 000 suppressions de poste en France, PSA s'est employé vendredi à défendre sa stratégie face à une opinion effarée par la brutalité de ce plan social, d'une ampleur inégalé. Ce ces dernières années. « Il faut sans doute remonter à la crise de la sidérurgie », estime Jean-Christophe Sciberras, président de l'Association nationale des DRH (ANDRH). Au total, environ un emploi sur dix dans l'activité automobile de PSA en France devrait disparaître. PSA tente désormais de justifier ses décisions, basées sur des prévisions d'une baisse durable du marché européen, où le constructeur vend 60 % de ses véhicules. Philippe Varin, le président du directoire de PSA, a fustigé vendredi le coût du travail en France, dont il réclame une baisse « massive ». « Pour restaurer nos marges, il y a une marge de flexibilité sur le coût du travail. Nous avons le coût du travail le plus cher en Europe et nous produisons 44 % de notre production en France », a-t-il avancé.

Le brave homme ! Une baisse massive du coût du travail, c’est-à-dire des salaires. En 2011, PSA a annoncé 588 millions de bénéfices nets et 60 milliards de chiffre d’affaire (+ 7 %). Cette même année, 457 millions ont été dépensés en rachats d’actions PSA et en dividendes versés aux actionnaires.

Pour moins que cela, il y a deux ou trois décennies, que se serait-il passé ? Aujourd’hui, le dos rond, la peur : le 18 juin, le car partant de Rennes pour la manifestation à Paris concernant la prévision – à l’époque – de la fermeture du site d’Aulnay n’était pas rempli : 30 personnes solidaires sur 6000 salariés…

1 400 emplois vont être supprimés sur le site de Rennes (« ajustement » selon la direction locale), autant en sous-traitance et autant en emplois induits : près de 6 000 personnes confrontés au chômage et les autres, ceux qui restent, avec la perspective d’une « baisse massive » de leurs revenus.

- Première consolation : il va y avoir du travail pour les intermédiaires de la politique de l’emploi. Ah oui, j’oubliai : à moyens constants !

- Deuxième consolation : la Fondation de France publie ce jour un appel à projets « Réveillons de la solidarité » avec « pour objectif de permettre l’organisation des réveillons solidaires conçus PAR et POUR des personnes en difficulté. » (en gras, capitales et souligné dans le texte) Il y aura du monde pour confectionner les réveillons et pour souffler dans les langues de belle-mère.

Bonnes vacances !

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